Chapitre XXV, Altamont, 2

« Appenzzell réussit à convaincre Soelli de remonter le fleuve. (…) Appenzzell s’obstina et finalement, laissant à Soelli la pirogue et presque tout son chargement, s’enfonça seul, à peine équipé, dans la forêt. »

L’Oreille cassée
par Hergé

Ce rapprochement avec L’Oreille cassée peut sembler arbitraire, mais Hergé est tellement présent dans la VME qu’on peut le supposer  responsable d’un détail de ce chapitre.

• • •

« la serviette de lin bise à franges, à double bordure bistre, pendue à un clou derrière la porte ».

Ce torchon à franges et à double bordure bistre pendouille non loin du saint Jérôme d’Antonello, tableau-contrainte de ce chapitre.

Saint Jérôme dans son cabinet de travail
par Antonello de Messine, vers 1460

Détail

• • •

« Ils ont une fille de dix-sept ans, Véronique, qui fait de l’aquarelle ».

Sainte Véronique (qu’on évoqua au chapitre XXII) aurait essuyé le visage du Christ alors qu’il faisait l’ascension du Golgotha avec une croix en bois sur les épaules, son visage se serait imprimé sur le tissu. Le prénom Véronique viendrait de vera icona qui signifie icône authentique en grec. Véronique est la sainte patronne des photographes, “aquarelle, gouache” est la contrainte “Peintures” de ce chapitre.

Triptyque de la Crucifixion
par Rogier van der Weyden, vers 1445

Volet droit du triptyque

 

La discussion continue ailleurs

URL de rétrolien : http://laviemodedemploi.alainkorkos.fr/trackback/131

Fil des commentaires de ce billet