Chapitre XXIX, Troisième droite, 2

« une autre jeune fille (…) est couchée, endormie, sur un divan recouvert de daim gris : enfouie au milieu des coussins, à demi recouverte par un châle noir brodé de fleurs et de feuillages ».

C’est l’Ophélie de Millais !

Ophélie
par John Everett Millais, 1851-1852

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« sous un presse-papiers de bronze représentant le célèbre “Arès au repos” de Scopas, une soucoupe pleine de radis ».

De l’Arès au repos de Scopas (IVe siècle av. J.-C) il ne nous reste qu’une copie romaine du IIe siècle, intitulée l’Ares Ludovisi :

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« “Le Laboureur et ses Enfants raconté en argot par Pierre Devaux” ».

Cette mention répond à la contrainte “Labourage” ; elle rappelle également La Chute d’Icare de Bruegel, l’un des dix tableaux-contraintes, mais pas celui de ce chapitre.

La Chute d’Icare
par Pieter Bruegel l’Ancien, vers 1558
musée royal des Arts anciens, Bruxelles

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Car le tableau-contrainte de ce chapitre, le voici :

« “La Tempesta di Mare”, concerto en mi bémol majeur, op. 8, n° 5, d’Antonio Vivaldi, interprété au synthétiseur par Léonie Prouillot ».

Il s’agit de La Tempête de Gorgione.

La Tempête
par Giorgione, 1505
musée de l’Académie, Venise

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« un dessin à la plume de Thorwaldsson représentant un Norvégien dans son costume de mariage ».

Attention piège n°1 ! cet artiste nommé Thorwaldsson n’a jamais existé. La mention de ce dessin ne sert qu’à satisfaire la contrainte “Peintures” “dessin”.

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« un poster nostalgique, représentant un barman (…) se servant un petit verre de genièvre Hulstkamp, que d’ailleurs, sur une affichette faussement “en abîme”, juste derrière lui, il se prépare déjà à déguster, cependant que (…) trois hommes, l’un en canotier, l’autre à feutre mou, le troisième en haut-de-forme, se bousculent à l’entrée  ».

Cette affiche avec fausse mise en abîme rappelle les réclames pour la Vache qui rit dont il avait déjà été question au chapitre II.

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« un autre dessin, d’un certain William Falsten, caricaturiste américain du début du siècle ».

Attention piège n°2 ! cet artiste nommé William Falsten n’a jamais existé. Il est en vérité l’un des personnages du Chancellor de Jules Verne.
That’s all, folks!

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