Chapitre LIV, Plassaert, 3

« Elle est vêtue d’un tailleur de velours rouge avec un col de fourrure. Pour regarder la broche que son mari lui montre, elle a levé les yeux du livre qu’elle était en train de consulter ».

On reconnaît là Le Prêteur et sa femme de Quentin Metsys, tableau-contrainte de ce chapitre.

Le Prêteur et sa femme
par Quentin Metsys, 1514
musée du Louvre, Paris

• • •

« seize petits dessins rectangulaires, dont la facture rappelle les caricatures fin-de-siècle. Ils représentent les classiques “petits métiers de Paris” avec, en légende, pour chacun, leur cri caractéristique ».

La mention de ces dessins répond à la contrainte “Peintures” “dessin” de ce chapitre.

Les cris mentionnés dans la suite du texte ont été scupuleusement copiés par Perec dans La Prisonnière, cinquième tome de la Recherche du temps perdu de Marcel Proust (lequel est l’une des deux contraintes “Citations” de ce chapitre). Perec transforme ces cris entendus par Proust en caricatures fin-de-siècle. Il a probablement pensé à ces dessins de Bertall illustrant les petits métiers de Paris, parus dans un célèbre ouvrage collectif intitulé Le Diable à Paris, paru en 1846 chez Hetzel. Dans ce même ouvrage, Bertall avait également dessiné une coupe d’immeuble dont nous parlions dans Les couvertures françaises de la VME. C’est elle, colorisée après coup, qui orne la couverture des éditions de poche françaises de la VME.

Cliquez sur les images pour les voir en plus grand
puis, clic droit,
ouvrez les images dans une nouvelle fenêtre

Les petits métiers de Paris
par Bertall, pages extraites de
Le Diable à Paris. Paris et les Parisiens. Mœurs et coutumes,
caractères et portraits des habitants de Paris,
tableau complet de leur vie privée, publique, politique, artistique,
littéraire, industrielle, etc
., éditions Hetzel, 1846

 

 

La discussion continue ailleurs

URL de rétrolien : http://laviemodedemploi.alainkorkos.fr/trackback/164

Fil des commentaires de ce billet