Chapitre LVI, Escaliers, 8

« un haut cylindre de plâtre peint imitant une colonne antique ».

Ladite colonne provient de La Tempête de Giorgione, tableau-contrainte de ce chapitre.

La Tempête
par Giorgione, 1505
musée de l’Académie, Venise

Détail

• • •

« un quotidien du matin (…) une manchette : “La Princesse de Faucigny-Lucinge est revenue !” surmontant une photographie où l’on voit la princesse assise, l’air furieux (…), du vaste fond d’une grande caisse bariolée de timbres internationaux un samovar d’argent massif et un grand miroir ».

La princesse de Faucigny Lucinge apparaît dans la nouvelle de Borges intitulée Tlön, Uqbar, Orbis Tertius, faisant partie du recueil Fictions. Le fait de citer quelques lignes de Borges est l’une des contraintes de ce chapitre. Mais arrêtons-nous sur ce personnage, et sa photo à la une d’un quotidien : la princesse Baba de Faucigny-Lucinge, née Liliane Marie Mathilde Beaumont d’Erlanger n’est pas qu’un personnage de fiction. Célèbre mannequin anglais d’origine française, elle naquit à Londres le 10 octobre 1902 et mourut à Cannes le 21 décembre 1945. Sa photo annonçant son retour ne peut donc figurer sur cette manchette de quotidien paru en juin 1975, tenu par l’un des patients du docteur Dinteville. On notera - troublante coïncidence - le nom de jeune fille de la princesse mannequin, Beaumont. Comme Madame de Beaumont, propriétaire de l’appartement du deuxième étage droite.

Baba d’Erlanger, Princesse Jean-Louis de Faucigny-Lucinge
par Cecil Beaton, années 1920

• • •

La contrainte “Peintures” “murs” a été oubliée dans ce chapitre ultra-court.

La discussion continue ailleurs

URL de rétrolien : http://laviemodedemploi.alainkorkos.fr/trackback/167

Fil des commentaires de ce billet