Chapitre LXIV, Dans la chaufferie, 2

« une espèce de nativité : on y voyait la Sainte Vierge portant sur ses genoux un nouveau-né à la tête démesurément grossie, et, tenant lieu à la fois de donateurs et de Rois Mages — à défaut d’âne et de bœuf —, un évêque flanqué de ses deux acolytes, le tout dans un paysage inattendu de falaises s’évasant en un port bien abrité avec des palais de marbre et des toits rosâtres estompés par une brume légère ».

Difficile d’identifier la Nativité (probablement primitive et flamande) à laquelle pensait Perec en écrivant ce passage. Mais son décor « de falaises s’évasant en un port bien abrité avec des palais de marbre et des toits rosâtres estompés par une brume légère » ne laisse en revanche aucun doute : il figure à l’arrière-plan de La Chute d’Icare de Bruegel, tableau-contrainte de ce chapitre.

La Chute d’Icare
par Pieter Bruegel l’Ancien, vers 1558
musée royal des Arts anciens, Bruxelles

Détail

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« une aquarelle défraîchie représentant des patineurs sur la Neva ».

Il s’agit là de la contrainte “Peintures” “gouache, aquarelle” de ce chapitre.

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