Chapitre LXXVIII, Escaliers, 10

« Le petit garçon lit dans le “Journal de Tintin” une biographie romancée de Carel Van Loorens, intitulée “Le Messager de l’Empereur”. »

Les aventures de Tintin apparaissent aux chapitres I, II, XXI et XXVI mais c’est la première fois que le nom de Tintin est mentionné, il fait ici référence au magazine. Carel van Loorens étant un personnage inventé par Perec, il n’existe aucun numéro de l’hebdomadaire belge racontant sa vie et son œuvre.

Par ailleurs, Le Messager de l’Empereur est le titre d’un roman de Paul d’Ivoi publié en 1936 aux Éditions Jules Tallandier dans la collection Romans de cape et d’épée - Amour - Héroïsme. La couverture est illustrée par Maurice Toussaint. Le personnage inventé par Perec est bien un messager de Napoléon Bonaparte.

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« Carel van Loorens avait écouté, les yeux pleins de larmes, Ursula von Littau ».

Cette Ursula rappelle évidemment la sainte Ursule de Carpaccio, qui n’est pourtant pas le tableau-contrainte de ce chapitre.

Le rêve de sainte Ursule
(faisant partie des Histoires de la vie de sainte Ursule)
par Vittore Carpaccio, 1495
musée de l’Académie, Venise

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« un corindon opalin portant gravé en entaille un 8 couché ».

Il s’agit là de la contrainte “Peintures” “gravure” de ce chapitre.

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« des sortes de socques de bois maintenus au pied par une large lanière de cuir ».

Ces soques figurent en bas à gauche du Portrait des époux Arnolfini de Van Eyck, tableau-contrainte de ce chapitre.

Le portrait des époux Arnolfini
par Jan van Eyck, 1434
National Gallery, Londres

Détail

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