Chapitre LXXXII, Gratiolet, 2

«  il y a sur la table (…) une orange ».

Cette orange est issue du Portrait des époux Arnolfini de Van Eyck, tableau-contrainte de ce chapitre.

Le portrait des époux Arnolfini
par Jan van Eyck, 1434
National Gallery, Londres

Détail

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« quatre buvards ».

Ces buvards, comme tous ceux du chapitre XLV sauf un, sont des inventions de Perec :

Le premier est à l’enseigne des  « papeteries Fleuret Fils de Corvol l’Orgueilleux ». Ces papeteries n’ont jamais existé mais il y eut, à Corvol-l’Orgueilleux (avec un tiret) les Papeteries de Villette qui sombrèrent à la fin du XIXe siècle.

Le deuxième est offert par les laboratoires Juventia. Là encore, invention de Perec. Juventia (qui peut faire penser à juvénile) était le nom d’une famille plébéienne romaine.

La description du troisième, soi-disant offert par Nesquik, est issue des Conversions d’Harry Mathews.

La description du quatrième enfin, supposément consacré aux Grandes Dames de l’Histoire de France, est une citation du Temps retrouvé de Proust.

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« un théorbe à caisse ovale ».

Ce théorbe, déjà mentionné dans LE CHAPITRE LI, peut renvoyer au luth des Ambassadeurs de Hans Holbein, et à celui de la Nature morte à l’échiquier de Lubin Baugin.

Les Ambassadeurs Jean de Dinteville et Georges de Selve
par Hans Holbein, 1533
National Gallery, Londres

Nature morte à l’échiquier ou les cinq sens
par Lubin Baugin, 1630
musée du Louvre, Paris

Détail

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« des brebis bêlantes (…) le paysan laboure avec sa charrue ».

Brebis et paysan sont tout droit issus de La Chute d’Icare de Bruegel, qui n’est pourtant pas le tableau-contrainte de ce chapitre.

La Chute d’Icare
par Pieter Bruegel l’Ancien, vers 1558
musée royal des Arts anciens, Bruxelles

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